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Les forces de répression impuissantes face aux casseroles

Le Sénégal a vibré au rythme des casseroles de la contestation. Cette manière de manifester initiée par Ousmane Sonko et Yewwi Askan Wi, face aux crispations répressives du régime en place, a été adoptée par nombre de Sénégalais, notamment les jeunes. De l’Université Cheikh Anta Diop à Colobane en passant par Kolda, Mbackè, Bambey, Saint-Louis ou encore Ziguinchor, pour ne citer que ces localités renseigne le quotidien Tribune. La vague de décibels s’est propagée dans la capitale aux automobilistes et conducteurs de deux-roues qui ont, klaxons à l’appui, montré leur adhésion au mot d’ordre donné par le chef de l’opposition. Les bols, casseroles, poêles et autres marmites ont tonné, agrémentés çà et là de pas de danse de manifestants fiers d’avoir fédéré leurs énergies et fait face à l’oppression. Réagissant au succès de cette manifestation populaire, l’ancien Premier ministre dresse un parallèle avec la chute du régime du shah d’Iran. « Le concert de casseroles a fait tomber le tout puissant shah d’Iran en 1979. Au Sénégal il doit bloquer le recul démocratique, restaurer la démocratie et empêcher absolument le troisième mandat. Macky Sall doit prendre conscience que le Peuple refuse ses petits calculs et sa méchanceté » estime Abdoul Mbaye. Initiateur de cette dynamique, Ousmane Sonko ne s’est pas privé de donner l’exemple ustensiles en main, en direct sur les réseaux sociaux et des sites internet. En plus de réclamer haut et fort leur droit de manifester entravé par un régime borné, les jeunes n’ont pas manqué d’exiger la libération des manifestants et autres manifestants actuellement entre les mains de la justice sénégalaise. Les forces de l’ordre, que les caciques de la mouvance présidentielle agitaient pour réprimer de potentiels tapages nocturnes, sont finalement restées amorphes.

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