Selon les informations du « New York Post », Donald Trump envisage de proposer la nomination de Gianni Infantino au poste de secrétaire générale des Nations Unies, l’ONU, en remplacement d’António Guterres, qui occupe cette fonction depuis le 1er janvier 2017 et partira à la fin de l’année, à l’issue de 10 ans de mandat. « Trump estime qu’Infantino est respecté dans le monde entier et reconnaît qu’il possède un talent particulier pour rassembler les gens », a expliqué une source au média américain pour justifier cette proposition de candidat.
Le prochain secrétaire général de l’ONU sera élu en décembre par les 15 membres du Conseil de sécurité, dont les cinq membres permanents disposant d’un droit de veto, et devra ensuite être confirmé par l’Assemblée générale. Les candidats peuvent se déclarer eux-mêmes ou être nommés par un État. Mais sur les sept candidats déjà déclarés, aucun ne semble faire l’unanimité. Ainsi, l’ancienne présidente socialiste chilienne Michelle Bachelet pourrait se heurter à l’opposition des États-Unis et l’Argentin Rafael Grossi pourrait rencontrer des réticences de la part du Royaume-Uni au sujet des îles Malouines. Donald Trump a donc une carte à jouer en proposant son propre candidat.
Auprès du « New York Post », un proche conseiller de Trump (et d’Infantino), Paolo Zampolli, affirme que la proposition d’une candidature du Suisse est « géniale », car le président de la Fifa est « apprécié de tous » et « susceptible d’apporter une énergie nouvelle à l’immense bureaucratie et d’utiliser le sport pour construire de nouveaux ponts et inspirer les jeunes et les populations pauvres du monde entier ». « Il existe une certaine similitude » entre les rôles de président de la Fifa et de secrétaire général de l’ONU, insiste-t-il par ailleurs : « Aux Nations Unies, il faut gérer 193 États membres. À la Fifa, il y en a plus de 200 [et] le palmarès exceptionnel de Gianni prouve qu’il sait comment diriger ».
Cette nomination pourrait surtout avoir le bénéfice de réconcilier les États-Unis avec l’ONU. Car depuis son premier mandat de président, Donald Trump n’a cessé de fustiger « l’inaction » de l’organisation pour résoudre les conflits, baissant drastiquement les aides allouées par son pays à l’institution et allant jusqu’à se retirer de nombreuses de ses agences, dont l’Organisation mondiale de la santé, l’UNESCO et le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
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