Face à la saturation des espaces funéraires, le directeur de la Communauté des agglomérations de Dakar (CADAK), Moussa Tine, a appelé samedi les villes de Dakar, Pikine et Guédiawaye à mutualiser leurs réserves foncières pour permettre l’ouverture de nouveaux cimetières.
S’exprimant lors de la cérémonie de bénédiction du chantier du cimetière Saint-Jean-Paul II à Guédiawaye, un site de quatre hectares destiné à la communauté catholique, M. Tine a souligné que « la solution au déficit d’espace [peut découler d’une] intercommunalité forte entre les villes de Dakar, de Pikine et de Guédiawaye », indique l’APS.
Il a rappelé que « la gestion et l’extension des espaces funéraires […] sont devenues critiques », certaines collectivités ne disposant plus d’assez de terrain pour créer de nouveaux lieux d’inhumation tandis que les cimetières existants atteignent un niveau de saturation. En présence notamment du maire de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, et de l’archevêque de Dakar, Monseigneur André Guèye, le directeur de la CADAK a affirmé que « Dakar […] n’a plus les réserves foncières nécessaires pour accueillir ses morts ».
Selon lui, la mutualisation des terres encore disponibles constitue « l’unique levier » à la disposition des mairies pour trouver des espaces destinés à de nouveaux cimetières. En raison de ce manque d’espace, urbanistes et élus doivent, a-t-il plaidé, repenser l’aménagement des villes en s’appuyant sur la solidarité intercommunale.