Le ministère de l’Industrie et du Commerce a démenti, samedi, les informations faisant état d’une contamination généralisée du riz local par les aflatoxines, assurant que les résultats évoqués ne permettent pas de conclure à un risque sanitaire national.
Dans un communiqué rendu public le même jour, il souligne que “la valeur maximale relevée dans l’étude citée, 18,6 µg/kg, reste conforme au seuil du Codex Alimentarius fixé à 20 µg/kg pour le riz décortiqué”.
Le ministère précise que les denrées alimentaires, locales ou importées, commercialisées au Sénégal, font l’objet d’un contrôle préalable à la mise sur le marché, puis d’un suivi régulier.
Il indique disposer de “2 059 résultats d’analyses réalisés entre janvier et juin 2026” par plusieurs laboratoires de référence, dont l’ITA – l’institut de technologie alimentaire -, et l’Institut Pasteur.
Selon le communiqué, les informations relayées par certains médias s’appuient sur un plan de surveillance pilote financé par la FAO et conduit par le Comité national du Codex, portant sur 200 échantillons prélevés à Dakar, Thiès et Kaolack, principalement auprès de restauratrices.
Le ministère rejette ainsi les affirmations faisant état d’une contamination du riz local produit dans la vallée du fleuve Sénégal, affirmant qu’aucun prélèvement de l’étude ne provient de cette zone.
Mercredi, la Comité national du Codex Alimentarus (CNCA) a tenu un atelier de restitution des résultats d’une étude pilote sur le riz consommé à Dakar, Kaolack et Thiès faisant état de la découverte de teneurs en aflatoxine dépassant les normes réglementaires dans 22,6 % des échantillons analysés.
“L’étude pilote sur la surveillance des aflatoxines dans le riz consommé à Dakar, Kaolack et Thiès a révélé que 22,6 % des échantillons analysés présentaient des niveaux de contamination supérieurs aux normes”, avait fait savoir le président du Comité national du Codex Alimentarus du Sénégal, le professeur Amadou Diop
Le ministère estime que l’échantillonnage utilisé dans le cadre de cette étude, limité dans le temps et l’espace, ne permet pas de tirer des conclusions à portée nationale.
Il assure enfin avoir renforcé la surveillance du marché et appelle les consommateurs à la sérénité.
APS