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Reed Brody : « l’étau se resserre autour de la famille Jammeh »

Le Trésor américain a annoncé, mardi 15 septembre au soir, que des sanctions financières ont été appliquées à l’ex-première dame de la Gambie, Zineb Souma Yahya Jammeh, qui vit en exil en Guinée équatoriale depuis février 2017. L’épouse de l’ancien dictateur gambien est soupçonnée de contrôler de nombreux avoirs aux États-Unis.

Pour Reed Brody, conseiller juridique à Human Rights Watch (HRW), ces sanctions financières sont importantes parce qu’elles montrent que « l’étau se resserre » autour de la famille Jammeh. Ce militant des droits de l’homme, cité par Rfi, espère qu’une fois gelés et confisqués, ces fonds seront reversés pour indemniser les victimes de violences sous la dictature de Yahya Jammeh.

Reed Brody, Conseiller Juridique à Human Rights Watch

Depuis décembre 2017, les avoirs de l’ancien président gambien aux États-Unis avaient déjà été gelés. Même chose en Gambie où les autorités l’accusent d’avoir détourné près de 50 millions de dollars des caisses de l’État.

Rfi rappelle que Zineb Souma Yaya Jammeh est pointée du doigt pour avoir matériellement assisté et financé son mari lorsqu’il était au pouvoir. Le département du Trésor américain lui reproche d’avoir utilisé sa fondation en faveur de la protection des enfants comme couverture pour « faciliter le transfert illicite des fonds à son mari », lit-on dans un communiqué.

C’est une plainte déposée l’été dernier qui aurait mis la puce à l’oreille. En effet, le 15 juillet, le département américain de la Justice a demandé la confiscation d’une résidence du Maryland acquise avec 3,5 millions de dollars, notamment financés par une filiale détenue par Zineb Jammeh.  

L’ex-première dame était déjà dans le viseur de la justice gambienne qui, dans un rapport publié l’année dernière, l’accusait d’avoir perçu 2 millions de dollars en liquide via sa fondation. Des fonds qui auraient été dépensés dans des cérémonies.

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