Plan de départ négocié : La Poste se sépare de 311 agents, une nouvelle vague envisagée

L’intersyndicale des travailleurs du Groupe La Poste a annoncé, ce jeudi, que 311 agents sont concernés par le Plan de Départ Négocié Volontaire (PDNV), présenté comme une étape déterminante du processus de restructuration et de relance de l’entreprise publique. L’information a été rendue publique lors d’une conférence de presse consacrée au bilan et aux perspectives de la mise en œuvre de ce dispositif. Dans leur déclaration liminaire, les représentants syndicaux ont rappelé que cette mesure s’inscrit dans les décisions issues du Conseil interministériel du 2 septembre, consacré à la relance stratégique de La Poste. À l’issue de cette réunion gouvernementale, quinze mesures structurantes ont été arrêtées afin d’engager l’entreprise sur la voie du redressement et de la modernisation. Parmi celles-ci, le Plan de Départ Négocié Volontaire a été identifié comme « un préalable essentiel à la mise en œuvre du plan global de restructuration ». Les organisations syndicales signataires — SYTPOSTE, SYNAPOSTE et SNTP — se félicitent d’être parvenues à « un accord équilibré et responsable ». Celui-ci prévoit notamment « une prime équivalente à 30 mois de salaire brut moyen mensuel, intégralement non imposable », ainsi que « le versement d’une indemnité de fin de carrière et le règlement de l’indemnité compensatrice de congés ».

D’après l’intersyndicale, le processus s’est déroulé « dans un esprit de transparence, d’équité et d’inclusion ». Les travailleurs intéressés ont répondu à un appel à candidatures lancé par la Direction générale, sur la base de « critères d’éligibilité définis et validés de manière consensuelle ». « 311 agents ont été retenus à l’issue de séances de travail rigoureuses entre la Direction générale et les partenaires sociaux », ont indiqué les syndicats. Ils précisent que les travailleurs concernés « ont signé leurs contrats de départ en toute liberté, en parfaite connaissance des termes de l’accord, notamment en ce qui concerne les primes de départ et la prise en compte de leur endettement ». Selon eux, le droit de désistement a été scrupuleusement respecté jusqu’à la dernière minute, la quasi-totalité des candidats ayant confirmé son engagement. Dans leur déclaration, les organisations syndicales estiment que l’aboutissement de cette étape sociale a été rendu possible grâce à « une forte volonté politique au sommet de l’État ». Elles ont exprimé leur reconnaissance au président de la République, au Premier ministre Ousmane Sonko, au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ainsi qu’au directeur général du Groupe La Poste et à ses collaborateurs.

Les représentants syndicaux ont également salué « la résilience, la maturité et la confiance » des travailleurs, placées en leurs représentants durant ces mois d’incertitude. Selon l’intersyndicale, « la signature du protocole d’accord constitue une étape dans le processus de redressement du Groupe La Poste », sans marquer pour autant l’aboutissement du plan de relance. « La signature de ce protocole d’accord ne constitue pas une fin en soi. Elle marque plutôt le point de départ d’une nouvelle dynamique, celle de la renaissance du Groupe La Poste », ont déclaré les responsables syndicaux. Les organisations syndicales indiquent par ailleurs attendre « la mise en œuvre diligente et rapide des quatorze autres mesures du plan de relance », estimant que « la pérennité de notre outil de travail en dépend ». Enfin, l’intersyndicale informe l’opinion publique « qu’une seconde vague de départs volontaires est envisagée dans les prochains mois », dans le cadre de la poursuite du processus de restructuration du Groupe La Poste.

Source : Tribune

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