Menace réelle d’année blanche à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (SAES)

La Coordination du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) déplore une « crise profonde » au sein de l’établissement. Le syndicat pointe directement la responsabilité du Recteur, le Professeur Samuel Ouya, et alerte sur le risque d’une année blanche, alors que l’institution compte plus de 60 000 étudiants sur le territoire sénégalais. Selon le SAES, le fonctionnement de l’université connaît une dégradation préoccupante depuis plus de quinze mois. Le syndicat fustige une « gestion solitaire » de la part du Recteur, soulignant que les réunions du conseil académique et du conseil d’administration sont devenues rares. Le communiqué précise que « les décisions sont prises sans concertation aucune », entraînant une paralysie des mécanismes de coordination et une détérioration du climat social.

« Pas de cours depuis le début de l’année universitaire, des milliers d’étudiants pris dans un blocage institutionnel inédit »

Le constat sur le plan académique est jugé alarmant par les représentants syndicaux. « À moins de deux mois de la fin de l’année 2026, aucune formation n’a effectivement démarré l’année académique 2025-2026 ». Cette situation affecte particulièrement les nouveaux bacheliers orientés depuis 2025, qui n’ont toujours pas débuté leurs enseignements. Pour le syndicat, « des milliers d’étudiants sont pris dans un blocage institutionnel inédit, sans visibilité claire sur leur parcours académique ». Le SAES souligne que les conséquences de cette crise touchent directement l’avenir de dizaines de milliers d’étudiants ainsi que la crédibilité du service public universitaire. Face à ce qu’il qualifie d’« interprétation excessivement restrictive des textes de gouvernance » et de lenteurs persistantes dans la prise de décision, le syndicat affirme que « le risque d’une année blanche à l’UN-CHK n’est plus une hypothèse, c’est une menace réelle ». La coordination du SAES appelle les autorités compétentes à intervenir de toute urgence pour remédier à cette crise institutionnelle majeure « avant qu’il ne soit trop tard ».

enligne.sn

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