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Mali : vers une dissolution du Cnsp

Au Mali, le Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) qui dirige actuellement le pays vit ses derniers jours. Il sera dissout dans les semaines à venir, selon le président burkinabé Roch Kaboré.

Le CNSP devra être dissout après l’installation de la transition selon le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré : « Une fois que les structures de la transition seront mises en place avec le président, le Premier ministre et le gouvernement, il va de soi que le Conseil national du salut du peuple sera dissout de fait. », a déclaré le chef de l’Etat burkinabé cité par Mondeactuel.

Le conseil s’écarterait donc de la gestion du pays, laissant la main à l’équipe de la transition qui aura une feuille de route bien définie pour organiser dans un meilleur délai, une élection présidentielle, afin de passer le pouvoir au président qui sera issu de cette échéance électorale.

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L’acte fondamental du Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP) qui dirige le Mali depuis le coup d’Etat, a été publié au journal officiel le jeudi 27 août 2020. Le texte fait office de loi suprême mais précise que « les dispositions de la Constitution du 25 février 1992 s’appliquent tant qu’elles ne sont pas contraires ou incompatibles avec celles du présent Acte ». L’acte définit entre autres les droits et devoirs de la personne humaine au Mali, dévoile le fonctionnement du CNSP et explicite l’étendue des pouvoirs de son Président. “Le texte restera en vigueur jusqu’à l’adoption d’une Charte pour la transition au Mali“, a précisé le CNSP.

Ci-dessous la déclaration de Roch Christian Kaboré

« Nous avons eu un long échange qui a permis de mieux comprendre la situation au Mali, et de permettre à la CEDEAO aussi d’orienter et de donner des orientations sur ce qui peut être une sortie de crise au niveau du Mali. Vous savez qu’il y a eu une grande rencontre entre les Maliens autour de la question de la transition et de la feuille de route. Une charte a été élaborée. Nous avons eu le contenu de la charte, nous avons dit que pour la CEDEAO, le président de la transition et le premier ministre doivent être forcément des civils. Et, cette position est une position que nous avons maintenue, parce que ça fait partie même des principes de la CEDEAO. Nous considérons que nous sommes tous, y compris le Mali, signataires et nous devons défendre ces positions-là. Donc, il était tout à fait normal qu’on les réaffirme. Nous avons également dit qu’e nous n’avons pas à faire du fétichisme sur les délais. Nous avions prévu 12 mois, et nous avons finalement retenu que la transition soit effective au plus tard en 18 mois. Je pense que sur ce plan on n’a pas véritablement de contradiction sur le fond. Il faute permettre que les choses soient bien organisées, et permettre également au processus mis en place de pouvoir tenir sur les bons délais. C’est pour dire que grosso modo, une fois que les structures de la transition seront mises en place (le Président, le Premier ministre, le Gouvernement) il va de soi que le CNSP serait dissout de fait. Puisque ça sera la transition qui serait mise en place dans les objectifs qui sont prévus sur la feuille de route. Nous avons prolongé la discussion avec le Président pour que nous voyions un peu comment nous pouvons continuer dans les discussions à approfondir ces différents points de la CEDEAO. PDès la semaine prochaine, notre négociateur Good Luck Jonathan sera à Bamako pour voir comment évoluent ces différentes questions »

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