Le statut et les obligations de certains assujettis ont été modifiés dans le sens d’élargir le périmètre d’application de la Loi, notamment pour les personnels en charge de l’exécution de budgets dont le critère financier d’assujettissement passe d’un (1) milliard à cinq-cents (500) millions de francs CFA. Cette modification a pour vocation de mieux protéger les deniers publics. En sus, les individus détenteurs de certains emplois qui les exposent au risque de corruption doivent également se soumettre à l’obligation de déclaration de patrimoine, conformément à la loi.
La nouvelle approche de la gouvernance consiste à considérer que la déclaration de patrimoine doit nécessairement constituer un instrument de lutte contre la corruption, au-delà de l’enrichissement illicite. A titre d’illustration, certaines variations de patrimoine peuvent ne pas être des indicateurs de la présomption d’enrichissement illicite, mais renseigner sur le caractère illicite de certains recels, prête-noms ou alerter sur de possibles situations de conflits d’intérêts.