Le parti Sénégal En Mouvement vers l’Excellence (SEME), dirigé par le Dr Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce, salue la décision du président de la République Bassirou Diomaye Faye de créer une nouvelle formation politique. Dans son manifeste d’adhésion, le SEME qualifie l’initiative présidentielle de « décision pertinente de haute portée stratégique », justifiée selon le parti par « plusieurs considérations légitimes qui tiennent compte des enjeux multidimensionnels de la gouvernance nationale ».
Selon le manifeste, la nouvelle entité politique, « fondée sur la loyauté adhésive et le partage des valeurs », est présentée comme « un instrument de légitimation renouvelée dans un système démocratique qui assigne aux partis politiques la mission de concourir aux suffrages universels ».
Le texte décrit également ce futur parti comme « un creuset de dialogue citoyen », conçu comme une « courroie de transmission des objectifs politiques ambitieux, allant dans les deux sens : du sommet à la base, et vice versa ».
Le manifeste consacre une large partie à la présentation du profil du président Faye, âgé de 46 ans. Le texte affirme qu’il est « doté par la Providence d’un profil équilibré dont la nation a besoin au moment où elle traverse des mutations profondes ».
Un socle idéologique en quatre axes
Le document met en avant plusieurs caractéristiques : son appartenance à « la nouvelle génération » par son âge, ses « racines rurales » combinées à sa « culture urbaine acquise », ainsi qu’un « pedigree incontestable de moralité publique irréprochable ». Le manifeste le présente aussi comme offrant « une passerelle intergénérationnelle harmonieuse dont le pays avait tant besoin » et le qualifie de « pacificateur ».
Le manifeste énonce ensuite les « complémentarités doctrinales » censées structurer le futur parti sur le plan politique et économique :
- Le principe que « le souverainisme indispensable n’est pas antinomique à l’ouverture au monde »
- L’affirmation que « le culte du panafricanisme légitime ne signifie pas ignorer des responsabilités internes dans ce qui arrive au continent »
- La nécessité que la « révolution citoyenne juste, impétueuse » soit « en synergie systémique avec l’État de droit »
- Une gouvernance économique fondée sur « la transformation endogène des richesses », notamment les « ressources naturelles, minières comme gazières », engagée selon le texte « en dehors de toute idéologie nationaliste étroite »
Le manifeste évoque enfin une complémentarité entre « l’énergie créatrice de la jeunesse » et « l’expérience indispensable des âges ».
enligne.sn