FONAREV et Cia-Var appellent à la mobilisation internationale pour la reconnaissance des « génocides » en RDC

Le Fonds national de réparations des victimes (FONAREV) et la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (Cia-Var) de la République démocratique du Congo (RDC) intensifient leur plaidoyer international pour la reconnaissance des massacres perpétrés dans l’Est du pays.

Le 30 mai 2026, s’est tenue à Paris une rencontre intitulée « La Traversée », dédiée à la reconnaissance internationale des génocides commis en RDC. Initié par le FONAREV et la Cia-Var, cet événement a réuni des chercheurs, scientifiques, journalistes, avocats, artistes et militants, avec le concours organisationnel de Mme Hapsatou Sy. À cette occasion, une campagne de sensibilisation et une pétition citoyenne internationale ont été officiellement lancées afin d’éveiller les consciences et de solliciter le soutien de millions de citoyens à travers le monde.

L’objectif de cette démarche est de documenter de manière factuelle l’ampleur des drames humains subis par les populations civiles, notamment les violences faites aux femmes, le recrutement d’enfants et les déplacements forcés. Les organisateurs ont souligné la nécessité d’agir contre l’oubli et d’obtenir l’engagement de la communauté internationale pour promouvoir la justice et une paix durable. Le leitmotiv de l’événement rappelle cet impératif :

« Engageons-nous à l’appropriation du #Genocost et la reconnaissance internationale du génocide congolais, pour la promotion de la culture de paix »

Le cadre légal et les missions du FONAREV

Créé à la fin de l’année 2022 en vertu de la loi n° 22/065 du 26 décembre 2022, le FONAREV est un établissement public congolais dont la mission principale est d’identifier, d’accompagner et de réparer les préjudices subis par les victimes de violences sexuelles liées aux conflits, ainsi que d’autres crimes graves contre la paix et la sécurité de l’humanité. Depuis le début de ses activités, l’institution a formellement recensé plus de 250 000 victimes, majoritairement localisées dans les provinces de l’Est de la RDC, et a initié des procédures d’indemnisation et d’assistance juridique.

L’existence du FONAREV est liée à l’institutionnalisation dans le droit congolais du concept de « #Genocost », qui désigne explicitement les génocides à but économique et quantifie les coûts humains des conflits en RDC. Pour les autorités et les organisations de la société civile partenaires, la consécration légale officielle de cette intention génocidaire et du concept de « #Genocost » par la communauté internationale constitue une étape fondamentale pour garantir la réparation des préjudices, honorer la mémoire des millions de victimes et prévenir le renouvellement de ces tragédies.

enligne.sn

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