Environnement : sept jours pour former une nouvelle génération d’ambassadeurs

Le CEDAF de Ngaye Mékhé a accueilli, du 29 août au 4 septembre 2026, la troisième édition du Camp écologique de l’Association Poumon Vert. Pendant une semaine, des jeunes venus notamment de Mbour et de Kaffrine ont été formés aux enjeux environnementaux, au secourisme, au leadership et à l’engagement citoyen, à travers des activités théoriques et pratiques. A l’issue du séjour, les participants se disent déterminés à mettre leurs acquis au service de leurs communautés.

La protection de l’environnement a occupé une place centrale dans le programme. Les campeurs ont pris part à des opérations de ramassage et de tri des déchets plastiques, à des activités de reboisement ainsi qu’à des exercices pratiques consacrés à la production de plants et à la mise en place de pépinières communautaires. Ils ont également été initiés à la fabrication de bancs écologiques à partir de pneus recyclés. Cette approche, fondée sur l’apprentissage par la pratique, leur a permis d’aborder l’écocitoyenneté et le changement climatique tout en réfléchissant aux problématiques environnementales auxquelles leurs communautés sont confrontées.

Au-delà de l’environnement

Le programme ne s’est toutefois pas limité aux questions écologiques. Les participants ont également bénéficié de formations en premiers secours, en leadership et en prise de parole en public. Les activités sportives, culturelles et récréatives ont complété le dispositif. Olympiades, jeux de groupe, chants, veillées culturelles et activités de cohésion ont rythmé le séjour et favorisé les échanges entre les jeunes.

A travers cette diversité, l’Association Poumon Vert entend promouvoir une formation globale du jeune citoyen, en développant à la fois ses connaissances, son sens des responsabilités, sa capacité à prendre des initiatives et son engagement communautaire.

Des jeunes appelés à devenir des relais

Chef du camp et responsable de la formation et de l’animation de l’Association Poumon Vert, Alioune Sall souligne le rôle de l’équipe technique dans la réussite de cette troisième édition. Il salue le travail préparatoire et l’engagement du staff, qui ont contribué au bon déroulement du séjour. Il plaide également pour un accompagnement accru des initiatives associatives en faveur de la jeunesse et de l’environnement. Selon lui, les collectivités et les autorités locales, notamment à Mbour, doivent davantage soutenir les projets ayant un impact positif sur les jeunes, les populations et le cadre de vie.

Chez les participants, le changement de perception constitue l’un des principaux enseignements du camp. Mamadou Senghor, l’un des campeurs, dit avoir beaucoup appris au cours de la semaine, notamment dans les domaines de la pépinière, de la fabrication de bancs écologiques, du secourisme et de la gestion des déchets. M. Senghor retient surtout une « meilleure compréhension du rôle que les jeunes peuvent jouer » dans leur communauté. Les déchets plastiques, explique-t-il, « ne sont plus pour lui de simples détritus, mais un enjeu qui engage la responsabilité de chacun ». Il se définit désormais comme un « ambassadeur de l’environnement » et entend partager les connaissances acquises à son retour à Mbour.

Une semaine sous le signe du partage

Au-delà des formations, la vie collective a favorisé la création de liens entre les participants. Les activités communes et les moments de partage ont renforcé la solidarité au sein du groupe. Certains campeurs évoquent ainsi une « seconde famille » pour décrire les relations nouées au cours du séjour. Sur le plan sanitaire, la responsable du camp, Mame Sata Faye, fait état de quelques cas d’asthme enregistrés pendant le séjour, dans un contexte marqué par l’hivernage. Elle indique que ces situations ont été prises en charge par l’équipe sanitaire.

La cérémonie de clôture, marquée par la remise de certificats et de distinctions, a officiellement mis fin à cette troisième édition. Mais pour les organisateurs, cette étape constitue surtout le point de départ d’un nouvel engagement.

Créée à Mbour en décembre 2022 par l’environnementaliste Mouhamadou Hawa Sall, l’Association Poumon Vert œuvre à la protection de l’environnement et à la formation d’une jeunesse consciente des enjeux écologiques. Son club environnement constitue l’un des cadres à travers lesquels cette mission est mise en œuvre.

De retour à Mbour, les jeunes campeurs sont ainsi appelés à partager leurs connaissances et à traduire les enseignements reçus en initiatives concrètes dans leurs quartiers et leurs communautés. Le défi est désormais de faire de cette expérience un véritable point de départ pour des actions durables en faveur de l’environnement et de l’engagement citoyen.

Par Fatoumata DIOP (Mbour)

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