Le CICES a abrité hier la cérémonie de présentation du programme de taxis électriques matérialisant le partenariat stratégique entre la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI), le Fonds de développement des transports terrestres (FDTT) et l’Office national de formation professionnelle (ONFP). Ce programme conçu par la BCI, porte sur 1 000 voitures d’ici le premier trimestre 2027 (500 livrées d’ici la fin de cette année). Il vise à transformer durablement la mobilité urbaine au Sénégal en remplaçant les taxis vieillissants par des véhicules de pointe, à travers des solutions de financement adaptées et un mécanisme de garantie structuré.
La rencontre d’hier a été marquée par la livraison des 100 premiers véhicules. Il s’agit des EX2 Pro de la marque chinoise Geely, 100 % électriques, adaptés aux exigences d’un transport urbain de qualité. Ils seront soutenus par un réseau de recharge rapide dédié. « Nous sommes fiers de contribuer à la vision de l’Etat sénégalais pour une mobilité moderne, propre et accessible, en parfaite cohérence avec la Stratégie nationale de développement 2025-2029 », a déclaré Mbassor Sarr, Conseiller technique du Directeur général de la BCI. « Ce programme développé avec le FDTT correspond, par ailleurs, à nos valeurs d’intégrité, d’innovation technologique, de responsabilité sociale, de développement du capital humain et de création de valeur à long terme. »
Le programme repose sur un modèle de crédit-bail (leasing) permettant aux chauffeurs de devenir propriétaires du véhicule au bout de quatre ans. La BCI finance l’acquisition des véhicules et déploie l’écosystème financier et les stations de recharge rapide. Pour les entrepreneurs responsables de flottes et les chauffeurs, c’est une opportunité de sortir de l’informel en accédant à un cadre structuré et pérenne. Le programme leur garantira une couverture sociale complète (retraite, assurance maladie pour les chauffeurs et leur famille), l’assurance tous risques, la maintenance du véhicule (prise en charge par la BCI) et un salaire fixe « largement au-dessus de la moyenne ».
Les initiateurs mettent aussi en avant le fait que ces véhicules électriques permettent de s’affranchir de la volatilité des prix des carburants et de réduire les frais de maintenance de plus de 50 %. Ils indiquent que l’énergie électrique coûte globalement 3 à 5 fois moins cher au kilomètre que les carburants. L’objectif à terme est de mettre en circulation 10 000 véhicules d’ici 2030.