La visite du Premier ministre malien Abdoulaye Maïga en Algérie, lundi 24 août, constitue une étape politique importante dans le processus de rapprochement entre les deux pays, qui partagent environ 1 400 kilomètres de frontière commune. Elle intervient après une longue période de tensions, qui ont atteint leur paroxysme en avril 2025, après la destruction par l’Algérie d’un drone malien près de la localité de Tin Zaouatine, provoquant de fortes tensions diplomatiques entre les deux voisins : fermeture de l’espace aérien entre les deux pays, le retrait du Mali, et la dénonciation de l’Accord d’Alger signé en 2015, qui avait mis fin au conflit opposant le gouvernement malien aux Touaregs du mouvement de l’Azawad.
Selon Bassem Laraj, docteur en droit international, les dernières semaines ont été marquées par des signes évidents d’apaisement. Le Premier ministre malien a notamment affirmé, après sa rencontre avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, que « le Mali et l’Algérie [étaient] condamnés à avancer ensemble », saluant au passage « l’histoire commune et les relations historiques entre les deux pays ».