Pastef ne renonce pas à l’encadrement des fonds politiques

À la suite de la décision du Conseil constitutionnel d’écarter sa proposition de loi, le Groupe parlementaire Pastef – Les Patriotes réaffirme sa position sans équivoque. La formation parlementaire déclare « réitérer sa ferme détermination à faire aboutir le projet d’encadrement des fonds politiques », tout en concédant que « la temporalité de sa mise en œuvre est différée par le recours systématique aux différents leviers présidentiels de blocage ».

Pour justifier cette situation, le groupe parlementaire prend à témoin les citoyens et dénonce l’attitude du chef de l’État. Selon Pastef, « l’opinion publique est aujourd’hui témoin que le Président de la République tient ardemment à ses fonds politiques, si bien qu’il a activé tous les instruments de blocage des réformes de rupture qu’il avait pourtant promises au peuple sénégalais ». Le communiqué poursuit en soutenant qu’« en violation de ses promesses électorales et des engagements pris lors de la campagne présidentielle, les fonds politiques, sans contrôle ni vérification, continueront d’être un instrument de sa gouvernance politique opaque ». Le groupe parlementaire revient également sur la genèse de son initiative, rappelant qu’en déposant devant la représentation nationale sa « proposition de loi sur le régime juridique des crédits spéciaux », il avait « pour ambition de compléter le dispositif normatif de transparence dans la gestion publique ».

En dépit du refus essuyé devant la haute juridiction, Pastef projette une issue favorable à plus long terme pour ses réformes. Le groupe conclut en affirmant qu’« à terme, cette loi, ainsi que toutes celles qui participent à la transparence dans la gestion des deniers des Sénégalais, verront le jour », avant d’ajouter : « Cette dynamique de transparence peut être enrayée, mais elle ne saurait être interrompue. »

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