Le Collectif Citoyen des Usagers des Aménagements Publics et Privés (CCUAPP) dénonce les dysfonctionnements récurrents du système de télépéage Rapido sur l’Autoroute de l’Avenir. Selon l’organisation, la non-détection automatique des badges dans plusieurs gares, notamment à Thiaroye, Rufisque et Toglou, contraint les automobilistes à s’arrêter ou à manœuvrer, ce qui engendre d’importants embouteillages, une surconsommation de carburant et des retards quotidiens.
Le CCUAPP rappelle que cette situation rompt le contrat de confiance entre le concessionnaire et les clients, estimant que « chaque jour, les citoyens paient pour un service de fluidité, mais subissent une perte de temps qui vide le télépéage de sa raison d’être ».
Cette situation apparaît d’autant plus critique à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. À cet effet, l’organisation avertit qu’« il serait paradoxal que le Sénégal investisse massivement dans des infrastructures sportives de classe internationale tout en laissant perdurer des dysfonctionnements techniques sur l’un de ses principaux axes autoroutiers », avant d’ajouter qu’« une autoroute de l’Avenir ne peut continuer à fonctionner avec les dysfonctionnements d’hier ».
Pour corriger ces défaillances, le collectif exige la réalisation d’un audit technique indépendant du système Rapido afin de déterminer l’origine exacte des pannes. Il préconise également la modernisation des équipements de lecture par l’installation de capteurs de dernière génération, permettant une détection à distance sans arrêt des véhicules. Par ailleurs, le CCUAPP demande la mise en place d’une obligation de performance imposant des objectifs de fluidité au concessionnaire, avec des mécanismes de compensation allant jusqu’à la gratuité temporaire des voies en cas de dysfonctionnement prolongé. Enfin, l’organisation préconise l’amélioration de la signalisation par un balisage clair et une numérotation visible des voies au moins 150 mètres avant les gares de péage pour permettre aux usagers d’anticiper leur positionnement.
Mohamed NDJIM