Le rapport de 𝐅𝐨𝐫𝐯𝐢𝐬 𝐌𝐚𝐳𝐚𝐫𝐬 met en lumière un fait majeur : l’endettement du secteur parapublic n’est pas une dérive financière isolée, mais le symptôme d’un 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞 installé entre 𝟐𝟎𝟏𝟐 𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟒. Faiblesses des contrôles, fragmentation institutionnelle, décisions non évaluées, organes délibérants affaiblis, auditeurs internes marginalisés, commissaires aux comptes silencieux : autant de facteurs qui ont transformé la dette en mode de gestion plutôt qu’en instrument de développement.
Ces constats sont désormais confirmés au plus haut niveau de l’État. Le dernier communiqué du Conseil des ministres souligne des manquements graves dans la gouvernance des entités parapubliques. Le 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 a demandé des mesures urgentes pour rétablir 𝐥’𝐨𝐫𝐭𝐡𝐨𝐝𝐨𝐱𝐢𝐞 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞, 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞, 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 et sociale, indispensable à une gouvernance performante.
Mais au‑delà du diagnostic, 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥 𝐞́𝐥𝐚𝐧 𝐝’𝐞𝐬𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 se dessine. Le regroupement des Finances, la création de la 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞, l’exigence de sincérité budgétaire et le lancement de 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐑𝐓𝐏 traduisent une volonté claire de replacer 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐞, 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 au cœur de l’action de l’État. Ce geste fort rappelle que la transformation numérique et la réforme du secteur parapublic ne sont pas seulement techniques : ce sont des projets de 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐥𝐞, fondés sur la rigueur, la transparence et la performance institutionnelle.
Mon article https://lansanasakho.com/…/quand-le-rapport-forvis… publié dans WalfQuotidien revient sur ces enjeux et sur la nécessité de bâtir des institutions solides, disciplinées et souveraines.
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