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Un rapport de suivi écologique pointe la dégradation avancée des écosystèmes

Le dernier rapport du Centre de suivi écologique (CSE) sur l’état de l’environnement au Sénégal renseigne sur l’état de « dégradation avancée’’ des écosystèmes du pays, souligne le directeur de l’Environnement et des Etablissements classés, Baba Dramé.
Ce rapport, le quatrième du genre, « a fidèlement présenté l’état de l’environnement au Sénégal », de manière à « permettre aux décideurs de pouvoir définir des politiques et programmes et les projets qui permettront de réduire cette dégradation ». « Le constat fait partout dans le monde indique une dégradation avancée des écosystèmes, consécutivement aux activités anthropiques », a-t-il indiqué vendredi lors de la cérémonie de lancement de ce rapport. « C’est la raison pour laquelle nous avons les changements climatiques, la désertification, la perte de la biodiversité, la destruction de la couche d’ozone, le recul du trait de côte avec l’avancée de la mer », a listé le directeur de l’Environnement. Ces points constituent, selon lui, des indicateurs qui montrent que l’environnement est en train de se dégrader. De fait, a-t-il fait noter, « ce rapport fait focus sur le cas du Sénégal qui est un pays très vulnérable avec beaucoup de problèmes environnementaux comme la dégradation des terres, la déforestation, les changements climatiques ». « Toutes ces problématiques ont été étudiées par d’éminents experts de l’administration publique, chercheurs, universitaires, pour donner un cachet scientifique très élevé à ce rapport », a assuré Baba Dramé. La tendance est désormais « à la dégradation » de l’environnement. « C’est ce qui sort nettement de rapport », a insisté M. Dramé, avant de plaider pour une politique de gestion de l’environnement et des ressources naturelles qui puisse « inverser la tendance à travers par exemple la protection des massifs forestiers, les activités de reboisement pour solutionner la dégradation des forêts ». S’agissant de la perte de la biodiversité, l’Etat devrait renforcer la politique qu’il met en œuvre en matière de protection des aires protégées et conserver les réseaux existants. Sur « l’avancée considérable » de la mer, il suggère des activités de gestion intégrée des zones côtières, à travers des activités de protection par le biais de digues frontales et d’épis, « partout où le besoin se fait sentir ». « Tout cela indique que ce rapport est un puissant outil d’aide à la décision » qui présente « de façon exacte, la situation de l’environnement au Sénégal et les oriente sur les mesures et actions à prendre pour inverser cette tendance », a fait observer le directeur de l’Environnement. Les problèmes environnementaux « sont certes des difficultés qui peuvent freiner notre marche vers le développement, mais peuvent être transformés en opportunités, car la prise en compte de la dimension des changements climatiques permet de mobiliser des fonds à travers le monde dans le cadre de la coopération multi ou bilatérale », a-t-il fait valoir. Ce rapport est réalisé tous les cinq ans par le Centre de suivi écologique (CSE), en rapport avec diverses structures en charge du développement durable au Sénégal. « Il nous permettra d’avoir une base d’actions, de décisions sur l’environnement », a conclu Baba Dramé. 

Avec APS

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