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Tamsir Faye : le Cniej n’est pas superflu

Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), Tamsir Faye voit d’un bon œil la création du Conseil national pour l’insertion et l’emploi des jeunes (Cniej) annoncée par le Président de la République lors du Conseil des ministres du mercredi 18 novembre 2020.  Selon Tamsir Faye, la nouvelle structure en charge de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes n’est pas une structure de trop. Elle s’inscrit, dit-il, dans une démarche proactive visant à améliorer l’existant. « Si le président de la République a créé le Conseil national pour l’insertion et l’emploi des jeunes, c’est évidemment pour apporter des améliorations. On n’a pas encore donné les déclinaisons de ce Conseil national mais à mon sens, dans mon entendement, ce sera certainement un conseil pour faire le suivi et peut être des propositions sur les techniques d’insertion. Parce que véritablement il manque des techniques d’insertion » déclare le Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej).

Tamsir Faye s’exprimait hier, en marge de la clôture d’une formation sur la finance islamique organisée par l’Anpej et le Programme National de Développement de la Microfinance Islamique au Sénégal (Promise) dans le cadre de la semaine mondiale de l’entreprenariat. Dans le même élan, Tamsir Faye estime qu’il ne faut pas tomber dans la critique démagogique. « Même dans les pays les plus développés, le chômage des jeunes est une réalité. Il ne faut pas qu’on tombe dans un débat qui ne tient pas la route. Dans un pays comme le nôtre, avec près 65% de la population jeune, à peu près 220 à 260 000 jeunes formés arrivent sur le marché de l’emploi. A côté vous en avez pratiquement autant qui ne sont pas formés, qui n’ont aucune qualification et qui demandent de façon légitime à être pris en charge et à trouver un travail pour pouvoir vivre dignement. Il faut accepter que nous ayons certaines difficultés à gérer ces problématiques-là, d’autant plus que même dans les pays dits très développés ils ont ces problèmes d’insertion socioprofessionnelle ».

« Le budget de la formation professionnelle est passé de 24 milliards en 2012 à 78 milliards en 2020 »

Tamsir Faye, Directeur Général de l’Anpej

Tamsir Faye affirme que « la formation professionnelle et l’auto emploi, l’entreprenariat sont des options sérieuses du président de la République et de l’Etat du Sénégal ». « En 2012 le budget de la formation professionnelle était de 24 milliards. En 2020 nous sommes à 78 milliards donc un effort conséquent a été fait. Aujourd’hui nous avons le Programme de Formation Ecole Entreprise (Pf2e) qui est une structure de formation en alternance où les élèves sont payés 40000 francs Cfa par mois et cela facilite l’insertion. On a la convention état employeurs qui est d’un milliard. Je lance un appel à l’Etat pour augmenter le financement de la convention parce que le milliard c’est bien mais on peut faire plus pour prendre en charge la question de l’insertion » estime le Directeur général de l’Anpej. En conclusion, Tamsir Faye invite les jeunes à se rapprocher des structures en charge de l’emploi. « Je ne dis pas que c’est facile et je ne culpabilise pas la jeunesse, ici ce n ‘est pas le lieu de leur jeter l’opprobre ou des les culpabiliser. C’est le lieu de les conscientiser, de les sensibiliser sur la nécessité de rester ici, de s’approprier les programmes que nous mettons en œuvre. Nous on fait l’effort d’aller vers eux mais eux aussi doivent faire la démarche de nous rencontre pour savoir ce que nous faisons parce qu’il y a souvent des à priori qui ne reposent sur rien dans toutes les structures de l’Etat.

Tribune

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