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Rond point Keur Massar : la survie en conflit avec la loi

Des marchands ambulants se sont acharnés sur la mairie de Keur Massar. Ils dénoncent leur déguerpissement du rond-point de Keur Massar qui leur occasionne un manque à gagner. C’est ce comportement qu’analyse le psychosociologue Abdoulaye Cissé. Il estime que la violence notée avant-hier a des causes plus profondes.

L’incivisme noté est la résultante à ses yeux d’un laisser-aller cautionné par les autorités. Un laisser-aller auquel s’ajoutent, dit-il, des années de frustration et de pression socio-économique. Condamnant fermement le geste des fauteurs de troubles, le psychosociologue interpellé par Sen Tv ajoute que la commune de Keur Massar n’aurait pas dû laisser ces jeunes s’installer aussi longtemps dans l’illégalité au niveau du rond-point en question.

« Cette situation nous plonge encore une fois dans le fameux et sempiternel conflit entre la légalité et la légitimité, ou devrais je dire même un conflit entre la légalité et la survie. Les commerçants ont été durement éprouvés par la covid-19. Toutes ces mesures restrictives qu’ils ont vécues au cours de ces trois derniers mois cela constitue pour eux une frustration. Mais il faut le savoir et il faut le dire :  le rond-point n’est pas un espace de commerce. Il y a effectivement un laxisme je ne dirais pas de l’Etat mais de la municipalité qui a en charge la gestion de la localité, donc de la ville de Keur Massar. Pourquoi attendre l’année 2020 pour déguerpir ces commerçants-là ? » s’interroge Abdoulaye Cissé. Comme pour dire que le laxisme des autorités fait le lit de l’incivisme.

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