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Résidence surveillée : les victimes d’Hissène Habré disent niet

Au début de la Pandémie de la Covid 19, l’ancien président Tchadien Hissène Habré avait été placé en résidence surveillée pour 60 jours. Au regard de la résurgence de la pandémie marquée, notamment par le variant Delta très contagieux et meurtrier, des organisations de défense des droits humains (Afrikajom Center, la Raddho et le Forum du justiciable) demandent un allègement des conditions de détention de celui qui a été jugé en 2016 par les Chambres africaines extraordinaires (Cae) et incarcéré à la Prison du Cap Manuel depuisJuin 2013. L’Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré estime que depuis la condamnation de l’ancien président tchadien en 2016 par les Chambres africaines extraordinaires pour crimes contre l’humanité, incluant la torture et l’esclavage sexuel, ses soutiens n’ont eu de cesse de tenter de faire libérer l’ancien dictateur du Tchad pour des motifs fallacieux, comme de fausses rumeurs de maladie. «Une fois encore, Madame Habré cherche à mobiliser l’opinion publique pour demander sa sortie de prison. Notre association, qui représente des milliers de ses victimes – des veuves, des orphelins, des survivants de torture qui en portent encore les stigmates – rejette cette demande et exige que M. Habré purge la peine de réclusion à vie à laquelle il a été condamné», souligne ladite association. Dans un communiqué lu par Tribune, elle indique qu’il n’a jamais été apporté la preuve que Hissène Habré soit malade ou qu’il manquait des soins. Au contraire, la justice sénégalaise a rejeté ses prétentions à deux reprises. L’association estime qu’il faut protéger Hissène Habré contre la Covid et qu’il soit vacciné s’il ne l’est pas encore. Elle ne manque pas de rappeler que le comité contre la torture des Nations Unies a déjà écrit au Sénégal pour réaffirmer que «la libération prématurée des auteurs des crimes internationaux les plus graves n’est pas conforme aux obligations» de la Convention de l’Onu contre la torture. En plus, quatre rapporteurs de l’Onu ont souligné qu’il était «essentiel» que Habré soit maintenu en détention, au vu de la gravité des crimes pour lesquelsil a été condamné. L’Association des victimes ajoute que les Chambres africaines ont ordonné à Habré de payer 82 milliards Cfa aux 7396 victimes désignées. «À ce jour, il n’a toujours pas versé un seul centime aux victimes. Hissène Habré a caché, et cache toujours, les milliards qu’il a volés au peuple tchadien», conclut le communiqué.

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