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Il faut passer par les petits transformateurs pour soutenir les producteurs (Guillaume Soullier)

Guillaume Soullier, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), appelle à un soutien accru à la filière traditionnelle qui compte pour la quasi-totalité de la production rizicole en Afrique de l’ouest. Dans un entretien accordé à l’Agence Ecofin, l’expert explique le bien-fondé de la contractualisation dans la filière. “Je pense que c’est la filière dite artisanale, qui fournit 99 % du riz local, qui doit être soutenue. Il y a des acteurs qui rencontrent des contraintes de financement et surtout de trésorerie et qui fournissent un riz de qualité incertaine, moins bon que le riz importé. Ce sont autant de points sur lesquels l’Etat peut les appuyer” préconise-t-il.

Selon lui, au-delà des attraits gustatifs, il y a d’autres types d’attributs de qualité importants pour les consommateurs. Il s’agit notamment du packaging, de la question de l’homogénéité des grains et l’absence d’impuretés. C’est cela qui joue dans le choix des consommateurs. Il rappelle qu’il s’agit d’une chaîne de valeur que l’on caractérise comme traditionnelle. Il y a beaucoup de petits acteurs qui travaillent parfois dans l’informel, possèdent peu de capital et gèrent de petits volumes. Au niveau de la production, il s’agit surtout de producteurs familiaux qui cultivent de petites surfaces.

“Les travaux que nous réalisons au Cirad montrent que ce sont les acteurs de la transformation qui peuvent jouer un rôle important. Comme vous le savez, les banques commerciales prêtent difficilement aux producteurs. Il y a beaucoup de banques agricoles étatiques qui ont accumulé des impayés parce que les producteurs avaient du mal à rembourser. Les acteurs de la transformation qui ont de la proximité avec les producteurs peuvent jouer un rôle intermédiaire là où on accède aux crédits bancaires et soutenir aussi le développement de la filière. Dans le cadre de contrats de production et de fourniture de ressources, c’est le transformateur qui va fournir des intrants aux producteurs comme les semences améliorées, des engrais pour des rendements plus importants. Il va aussi y avoir des critères de qualité qui vont être spécifiés et qui ont rapport par exemple aux taux d’impuretés ou d’humidité. Passer par les petits transformateurs pour soutenir les producteurs permettrait de réduire l’incertitude du remboursement, et d’améliorer la qualité” ajoute Guillaume Soullier.

L’intégralité de l’entretien : https://www.agenceecofin.com/riz/3010-81924-filiere-riz-il-faut-passer-par-les-petits-transformateurs-pour-soutenir-les-producteurs-guillaume-soullier-cirad

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