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Parc national du Niokolo-Koba : la surveillance totalement renforcée

Le gouverneur de la région de Kédougou (sud-est), Saer Ndao, assure que la sécurité a ‘’été totalement renforcée’’ dans le Parc national du Niokolo-Koba, dont la surveillance sera, dit-il, menée à l’aide de drones et des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). ‘’On va vers l’utilisation des technologies avec l’utilisation d’appareils comme les drones pour surveiller ce patrimoine qui doit servir l’intérêt des populations. La sécurité a été totalement renforcée au niveau du Parc national Niokolo-Koba’’, a-t-il indiqué, dans un entretien avec l’APS. Dans ce parc à cheval entre les régions de Tambacounda et Kédougou, ‘’le braconnage a beaucoup diminué’’, a-t-il relevé. ‘’Sur instruction du président de la République, nous avons renforcé le système de sécurité et la surveillance au niveau du parc. La sécurité et les moyens ont été renforcés’’, a-t-il fait valoir. ‘’On est très regardant sur la protection du parc. On va vers l’utilisation des technologies avec des appareils, comme les drones pour surveiller ce patrimoine qui doit servir l’intérêt des populations’’, a-t-il poursuivi. Saer Ndao a rappelé que Kédougou est une région dotée de ressources naturelles, du fait de sa position géographique et de son importante pluviométrie. ‘’La forêt est très dense, et c’est une région minière traversée par beaucoup de cours d’eau, donc favorable à la pêche. Les ressources naturelles de cette région devraient promouvoir l’économie’’, a-t-il fait savoir. Selon lui, Kédougou est une région ‘’très riche en ressources naturelles, mais il y a une mauvaise exploitation de ces ressources avec l’explosion de la recherche aurifère’’. ‘’Chacun veut aller vers ces richesses, et quand on n’organise pas ce secteur, il y aura un désordre. Les exploitants des ressources aurifères utilisent des produits toxiques, le cyanure, le mercure, qui détruisent l’environnement’’, a déploré Saer Ndao. ‘’Et nous sommes, avec cette action de l’homme, en train de compromettre le développement durable. La région vit un dérèglement climatique. A l’époque, en fin mai, les pluies tombaient déjà. Et tout cela découle de l’action de l’homme. Il faut la répression combinée à l’accompagnement des populations’’, a-t-il préconisée. Il estime qu’il est important de faire comprendre aux populations que le développement de cette région passe par l’agriculture, l’élevage, la pêche. ‘’Mais quand nos cours d’eau et notre nature sont souillés, ces secteurs ne seront pas exploitables. Les cours d’eau sont pollués, altérés. Dans la course à la recherche de l’or, les orpailleurs creusent partout des trous qui deviennent un danger pour les animaux et les touristes’’, a-t-il expliqué. Il estime que ‘’la nature, la forêt, la biodiversité, les zones destinées à la chasse deviennent insécures et affectent le tourisme’’. Selon lui, ‘’il faut agir dès maintenant, faire de sorte que l’orpaillage puisse se faire de façon organisée’’. Il prône à cet égard une ‘’bonne sensibilisation’’. ‘’Nous disons que cette sensibilisation ne sera jamais assez. N’ayons pas peur de nous répéter, mais continuons à nous répéter, pour que nous soyons bien entendus, car nous devons léguer aux générations futures’’, a précisé Saer Ndao, Et d’ajouter : ‘’Quelle que soit la répression, s’il n’y pas l’accompagnement communautaire, l’agression contre l’environnement et les ressources sera difficile à combattre. L’autorité ne peut pas tout le temps être au courant de tout ce qui se passe. Il nous faut une jonction dynamique et citoyenne des efforts pour préserver les ressources naturelles de cette belle région de Kédougou.’’

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