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Og Big Mo pour un rap antidérapages

Mélomane, artiste dans l’âme, Og Big Mo part en croisade, en musique, contre les dérapages qui surviennent sur les réseaux sociaux. Le rappeur, auteur de l’album «​ Beuss Dina Niaw​ » sorti en l’an dernier, est de retour avec une série de singles.

Après un coup d’arrêt occasionné par la pandémie, Og Big Mo espère que le mouvement hip hop ne sera pas en reste en ce qui concerne la relance des activités culturelles. Adepte de l’autoproduction, il tire la sonnette d’alarme par rapport à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.​ Il martèle en chanson un message fort, invitant les internautes à faire preuve d’une responsabilité accrue par rapport aux contenus qu’ils partagent.

«​ Internet, les smartphones, les réseaux sociaux occupent une place de premier plan de nos jours. On peut en faire un usage responsable et en tirer un grand profit, tout comme on peut y voir des dérives qui peuvent être lourdes de sens. C’est le cas lorsque, par exemple, l’intimité de personnes est violées par le partage non autorisé de leurs données personnelles​ » prévient​ le rappeur originaire de Ndiéguène, dans la commune de Diander. Plus globalement, il invite à plus de maturité et de positivité dans les différentes interventions dans l’espace public. Cela est​ valable dit-il, pour tout le monde​ : politiciens, journalistes, artistes, leader d’opinion… Basé à Ouakam, Og Big Mo est un adepte de la débrouille. Il porte un message à l’endroit de la jeunesse sénégalaise qu’il invite à prendre son destin en mains.

Natif du village, l’artiste a suivi les pistes de l’exode rural pour s’installer dans la capitale. Après avoir bourlingué comme apprenti Car Rapide à Dakar, il a pris du galon en se reconvertissant chauffeur de clando. C’est avec ses fonds propres qu’il est parvenu à finaliser à produire son album. «​ Si c’était à refaire je le referais. Je ne regrette pas d’avoir suivi cette orientation et d’avoir embrassé en parallèle une carrière artistique. Certains disent que le milieu est saturé mais je pense qu’il y a de la place pour tout le monde. En peu de temps j’ai pu faire plusieurs plateaux et par la grâce de Dieu ca évolue. Lorsque Youssou Ndour était venu​ à Ouakam lors des vacances citoyennes on m’avait convié à faire la première partie. J’ai fait des tournées au Fouta, à Khombole, dans la commune de Diander…​ » explique Og Bid Mo.

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