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Ngueniène Peulh – Les 355 hectares attribués à Produmel font grincer des dents

« Le conseil municipal de Nguéniène a affecté à la multinationale espagnole Produmel cent hectares de terre à Nguéniène Peulh. Auparavant la communauté rurale de Nguéniène avait affecté à Produmel cinquante-cinq hectares (55ha) à Ndiemane et cent cinquante hectares (150 ha) à Ballabougou, deux villages de la même zone nord de la commune ; soit un total de  355hectares ». Faisant ce constat pour le déplorer, Idy Diogoul,  directeur d’école à Nioro,  affirme que  ce qui se passe à Nguéniène peulh, localité située dans la zone nord de la commune de Nguéniène est beaucoup plus injuste, plus grave et plus révoltant que ce qui se passe à Ndingler. Selon lui, Ndingler a eu la chance de bénéficier d’une précoce et large couverture médiatique ayant permis d’alerter et d’émouvoir l’opinion nationale et par la suite les autorités étatiques.

Idy Diogoul tire la sonnette d’alarme : « les 100 hectares dernièrement affectée constituent l’essentiel des rares, sinon l’unique zone de pâturage de la localité ». « Plusieurs indicateurs concourent à montrer que la commune de Nguéniène a le plus grand cheptel du département de Mbour (…)  En plus, la zone comporte deux marigots qui conservent l’eau de pluie jusqu’au mois de février, ce qui permet au bétail non seulement de paître mais aussi de s’abreuver. Par ailleurs, c’est la zone de transhumance de la majorité des pasteurs des arrondissements de Séssène et Fissel en saison sèche. Au total l’affectation de cette surface à Produmel tuera l’élevage dans cette localité et aucune mesure d’accompagnement n’est prévue » affirme le directeur d’école En contrepartie, ajoute-t-il, l’entreprise va payer 100. 000f/ha pour frais de bornage et contribuer pour 15 millions par ans au budget de la commune qui lui a affecté au total 355 hectares. Craignant pour la survie de l’élevage, il souligne que la zone reçoit plus de 10.000 têtes de bovins, en plus des ovins et caprins, surtout en saison sèche. « En effet, les éleveurs des villages d’Aga Babou, Aga Birame, Aga-Ndimack, Foua, pour ne citer que ceux-là, n’ont d’autre refuge que cette zone pour faire paître leurs troupeaux du mois d’Octobre au mois de Mai avant de repartir vers la zone de Dahra Djolof en faisant un détour par Koumpentoum » plaide Idy Diogoul. 

De la même manière, il déplore des tentatives d’intimidation visant à imposer cette situation aux populations avec des arguments à l’emporte pièce. En définitive, il lance aux autorités administratives et judiciaires, aux organisations de la société civile, à la presse, à tous les hommes épris de justice et à toute l’opinion nationale pour assister les éleveurs de la commune de Nguéniène.

Avec Tribune

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