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La Force du G5 Sahel n’a pas atteint le niveau opérationnel souhaité

Le Président burkinabè Roch Marc Kaboré a affirmé, jeudi 24 septembre 2020, devant la 75ème Assemblée générale des Nations unies que la Force conjointe du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) « n’a toujours pas atteint le niveau opérationnel souhaité ».

Dans son discours devant l’ONU, le président Kaboré a relevé des « avancées notables » dans l’action de la Force conjointe du G5 Sahel et des troupes amies, ainsi que l’implication « fort appréciable » du Secrétaire général du Conseil de sécurité, et de l’Union européenne dans la révision, en février 2020, de l’accord technique entre l’Union Européenne, les Nations Unies et le G5 Sahel « qui permet désormais d’étendre l’appui de la MINUSMA à la Force conjointe du G5 Sahel au-delà des frontières du Mali ».

« Cependant, il faut regretter que ladite Force n’ait toujours pas atteint le niveau opérationnel souhaité », a indiqué Kaboré, avant de réitérer l’appel au Conseil de Sécurité pour que cette Force soit placée sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et bénéficie d’un financement pérenne.

Roch Marc Kaboré a réaffirmé l’engagement de son pays à lutter contre le phénomène qui a fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés depuis 2015 au Burkina Faso.

« En tout état de cause, le Burkina Faso ne ménagera aucun effort pour relever les défis de la lutte contre le terrorisme, pour garantir la protection de ses populations et des réfugiés, et continuera à œuvrer pour ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national, dans le respect des règles du droit international », a déclaré Kaboré.

Il a noté que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, des organisations ont accusé les Forces de défense et de Sécurité du Burkina Faso d’exactions et de violations des droits humains. « Je voudrais ici réaffirmer que nos Forces de Défense et de Sécurité exécutent leurs missions dans le respect des droits de l’Homme, notamment le droit à la vie et le droit à l’intégrité physique des personnes, tels que garantis par les instruments juridiques auxquels le Burkina Faso est partie », a-t-il souligné.

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