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Journée internationale de la femme rurale : les contraintes sociales sexospécifiques à l’index

Les défis du travail décent sont différents dans les zones rurales et urbaines, mais les femmes des zones rurales sont confrontées à des obstacles supplémentaires pour accéder à un travail décent. La participation accrue main-d’œuvre dans les zones rurales du monde en développement et le déficit généralisé d’emplois décents dans les zones rurales révèlent la nécessité de promouvoir des marchés du travail ruraux sains pour tous.

OIT

Chaque année, le 15 octobre, le monde célèbre la Journée internationale de la femme rurale, reconnaissant ainsi le rôle essentiel des femmes dans les zones rurales. Cette journée nous rappelle à tous la contribution majeure des femmes rurales, y compris les femmes autochtones, au développement agricole, à la sécurité alimentaire et à l’éradication de la pauvreté. Les femmes jouent un rôle majeur dans l’économie rurale en tant qu’agricultrices, salariées et entrepreneurs. Elles assument également la responsabilité du bien-être des membres de leur famille, notamment en ce qui concerne la fourniture de nourriture et les soins aux enfants et aux personnes âgées. Pourtant, les femmes des zones rurales sont confrontées à des contraintes pour s’engager dans des activités économiques en raison de la discrimination et des normes sociales fondées sur le sexe, de leur participation à des travaux non rémunérés et de l’inégalité d’accès à l’éducation, aux soins de santé, à la propriété et aux services financiers et autres. La promotion et la garantie de l’égalité des sexes, ainsi que l’autonomisation des femmes rurales, contribuent non seulement à une croissance économique inclusive et durable, mais aussi à l’efficacité des initiatives de réduction de la pauvreté et de sécurité alimentaire.

Urbanisation

La population mondiale augmente rapidement, mais cette croissance est loin d’être uniformément répartie entre les zones géographiques, avec une tendance évidente à l’urbanisation. Alors qu’en 1990, environ 57 % de la population mondiale vivait dans des zones rurales, seulement 44 % de la population est restée rurale en 2019, et cette proportion devrait tomber à 40 % d’ici 2030.En 2019, les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) vivant dans les zones rurales du monde entier avaient un taux de participation à main-d’œuvre de 43 %, contre 39 % pour ceux vivant dans les zones urbaines. Les jeunes des zones rurales ont un taux de participation à main-d’œuvre plus élevé que ceux des zones urbaines, dans toutes les régions et toutes les catégories de revenus. L’écart entre les zones rurales et urbaines en matière de participation des jeunes à main-d’œuvre est particulièrement frappant en Afrique et dans les pays à faible revenu. Il se peut que dans les zones rurales, et en particulier dans les zones rurales pauvres, les jeunes soient contraints de rejoindre le main-d’œuvre plus tôt que dans les zones urbaines, où ils peuvent être plus à même de se consacrer à plein temps à des études supérieures ou à un travail de stagiaire non rémunéré. C’est en effet ce que véhiculent les données sur la participation des jeunes à l’emploi, à l’éducation ou à la formation dans les zones rurales et urbaines. En 2019, 47 % des jeunes citadins dans le monde étaient exclusivement dans l’éducation ou la formation, alors que ce n’était le cas que pour 37 % des jeunes vivant dans les zones rurales. De même, la part des jeunes employés était de 38 % dans les zones rurales contre 33 % dans les zones urbaines. De plus, la part des jeunes qui n’ont pas d’emploi, d’éducation ou de formation était de 25 % dans les zones rurales contre 20 % dans les zones urbaines.

Disparités

La proportion de jeunes hommes qui ne travaillent pas, ne suivent pas d’études ou de formation est pratiquement la même dans les zones rurales et urbaines. Pour les jeunes hommes, la tendance par zone géographique semble être que dans les zones urbaines, ils peuvent participer exclusivement à l’éducation ou à la formation en grand nombre, tandis que dans les zones rurales, beaucoup se tournent vers l’emploi. À l’inverse, pour les jeunes femmes, c’est leur part dans l’emploi qui diffère le moins dans les zones rurales et urbaines. Dans les zones urbaines, les jeunes femmes (tout comme les jeunes hommes) sont en mesure de participer exclusivement à l’éducation ou à la formation en grand nombre. Toutefois, dans les zones rurales, plutôt que de participer à l’emploi à un taux plus élevé, elles ont davantage tendance à ne pas avoir d’emploi ni à suivre des études ou une formation. Cela suggère à nouveau que les normes sociales sexospécifiques restent profondément ancrées dans les zones rurales, où les jeunes femmes sont plus susceptibles de participer aux travaux ménagers et aux soins non rémunérés.

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