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Germaine Acogny : « Nous aimerions être plus soutenus par nos pouvoirs publics »

Récipiendaire du Lion d’or de la danse 2021 octroyé par la Biennale de Venise, Germaine Acogny plaide la cause des danseuses et des danseuses qui, en Afrique, sont confrontés à ses yeux à un manque de moyens. Elle revient sur les réalisations de l’école des sables de Toubab Dialaw qu’elle dirige depuis de nombreuses années. «​ Depuis 1998, notre mission principale a toujours été:​ de former les danseurs africains,​ de leur donner une formation complète par la danse, afin qu’ils puissent vivre de leur Art. Les formations sont prises en charge par les subventions que nous recevons. Elles sont de plus en plus difficiles à instruire et suffisent plus pour garantir le fonctionnement de l’école. L’autre problème est la situation de précarité dans laquelle se trouvent les danseuses et danseurs africains. Ils n’ont pas les moyens de payer leur formation et les importants frais de voyage. Nous leur demandons une participation forfaitaire minimale, afin de susciter et valoriser en eux un esprit participatif indépendant​ » déclare Germaine Acogny. Dans l’attente d’une audience avec le président de la République à qui elle compte présenter le Lion d’or, elle salue l’attitude du ministère de la Culture suite à l’obtention de cette distinction. Elle ne manque pas de revenir sur le mode de financement de l’école des ables. «​ L’école ne bénéficie pas d’aide publique en Afrique. Nous aimerions être plus soutenus par nos pouvoirs publics, par l’octroi de bourses de formation.​ L’école n’est pas une entreprise qui génère des bénéfices. Elle est régie par une association loi 1901, à but non lucratif. Nous ne produisons aucune richesse avec les danseuses et les danseurs, si ce n’est l’immense honneur de leur offrir une formation.​ Le prix d’excellence de la chorégraphie décerné par la Cedeao en 2019, dotée d’une une somme de 15 000​ dollars est la​ seule distinction que j’ai reçue avec de l’argent en Afrique.​ Le Lion d’or est un prix honorifique international. Il récompense l’œuvre de toute une vie consacrée à la danse, à la création et à la formation des danseuses et danseurs, pour que la danse soit reconnue comme un vrai métier en Afrique ! Monsieur le Ministre de la Culture m’a félicitée et reçue dans son bureau. Il nous a promis d’inscrire une ligne budgétaire au profit de l’Ecole des Sables, à travers la Direction des Arts. Nous l’en remercions et espérons pouvoir très vite bénéficier de cette décision​ » indique la chorégraphe.

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