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Attaqué par les Sonko boys : Pape Djibril Fall tient le haut du pavé

L’entrée en matière concluante de Pape Djibril Fall ne laisse pas grand monde indifférent dans le landerneau politique. Le chef de file du Mouvement « Les Serviteurs » a battu campagne sous la bannière de la troisième voie. Elu député à l’issue des élections législatives du 31 juillet dernier, il est resté constant dans sa stratégie du non alignement, notamment en annonçant qu’il siègera à l’Assemblée nationale comme parlementaire non inscrit.

Dès l’entame de sa carrière politique, Pape Djibril Fall a été la cible d’attaques émanant de partisans d’Ousmane Sonko. Ces derniers lui reprochent d’être à la solde du régime en place, au nom d’un raisonnement binaire pour ne pas dire manichéen : « Si tu n’es pas avec nous, alors tu es contre nous ». Pourtant, les mêmes qui critiquent son orientation politique étaient ceux qui le portaient aux nues lorsque, chroniqueur pétillant, il alimentait le débat public d’analyses sans concession pour Macky Sall et ses sbires.

L’antagonisme latent opposé à Pape Djibril Fall par le camp d’Ousmane Sonko s’est cristallisé par la voix du chef de file de Pastef himself. Battant campagne lors des élections législatives, il a clairement accusé toutes les listes autres que celles de l’inter-coalition Yewwi-Wallu de rouler pour la mouvance présidentielle – Les Serviteurs y compris. Abondant dans le même sens, ses partisans ne se privent pas, sur les réseaux sociaux, d’avoir propension à fusiller Pape Djibril Fall.

Elu faiseur de roi par la magie des urnes, ce dernier a, quoi qu’on en pense, une bonne marge de progression. Il n’est pas sans rappeler Sonko qui, élu au plus fort reste en 2017, a vu sa côte de popularité et son électorat grimper en flèche en un laps de temps. Les Patriotes semblent considérer Pape Djibril Fall comme une menace. Ce dernier grapillerait des voix dans l’électorat d’Ousmane Sonko et éclaterait les voix de l’opposition. Même si tel était le cas, libre à lui, conformément aux standards démocratiques, de nouer les alliances qu’il veut. Le moins que l’on puisse dire, c’est que lui dénier systématiquement sa liberté de ton rime à vouloir instaurer une pensée unique on ne peut plus contreproductive, tant elle frise l’acharnement. D’ailleurs un des critiques objectives qu’on pourrait faire aux partisans de « Ousmane mou sell mi » c’est qu’ils sont zélés, très zélés. Trop zélés ?

Mohamed NDJIM

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