Le pôle EUNIC Sénégal, qui réunit 18 instituts culturels et ambassades européens, renforce son engagement au service des industries culturelles et créatives. Porté par un budget d’un million d’euros pour la période 2026-2029, contre 800 000 euros lors de l’édition 2023-2026, le nouveau programme place toujours la jeunesse au cœur de sa stratégie afin de faire de la culture un levier d’emploi, d’innovation et de développement humain, en parfaite cohérence avec la Vision Sénégal 2050.
UN BILAN 2023-2026 PROBANT
Lors de la conférence de presse tenue le 23 octobre 2026 à la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles à Dakar, le pôle présidé par Jean-François Pakula a présenté le bilan des activités menées entre 2024 et le premier semestre 2026. Ce premier cycle a permis de labelliser 35 festivals, dont 14 en 2026, et d’accompagner 20 porteurs de projets via le parcours Créasen+, aboutissant à l’accélération de 5 entreprises. En matière d’audiovisuel et d’arts visuels, 23 jeunes ont été formés à l’actorat, 8 femmes de Ziguinchor ont été initiées aux métiers du cinéma, et 100 œuvres ont été données à ARUBA Sup après la Biennale de Dakar 2024. Comme le soulignent les initiateurs, « ce sont très souvent des jeunes qui portent les projets les plus dynamiques, et ce sont eux qui ont le plus besoin d’être accompagnés pour se former, se professionnaliser et accéder à l’emploi ».
3000 BÉNÉFICIAIRES DIRECTS D’ICI 2029
D’ici 2029, EUNIC Sénégal vise 3 000 bénéficiaires directs, incluant les personnes en situation de handicap. Le pôle garantit au moins 40 % de femmes parmi les participants et réserve 30 % des opportunités aux jeunes issus des régions et des zones périurbaines. Le programme prévoit la création de 100 opportunités économiques, dont 70 emplois directs, et vise un taux d’insertion professionnelle de 60 % six mois après la formation.
Le programme 2026-2029 s’organise autour de trois piliers opérationnels intégrés. Le premier axe, consacré à l’accès à la culture et piloté par le Goethe-Institut Sénégal sous la conduite de Dr Stefanie Peter, vise à former 50 médiateurs culturels, à déployer le dispositif « Jeunes en festivals » dans huit événements partenaires et à renforcer les capacités de 1 500 jeunes dans les métiers culturels.
Le deuxième axe, dédié à l’entrepreneuriat et coordonné par l’Institut français du Sénégal sous la direction de Valérie Lesbros, soutient 15 résidences artistiques en région, incube 45 entrepreneurs à travers le programme Jàmbaar Créa doté d’un fonds d’amorçage, et finance 30 mobilités Sud-Sud dans au moins cinq pays africains.
Enfin, le troisième axe, axé sur la formation et l’employabilité sous la conduite de l’Instituto Cervantes dirigé par Javier Mantecón Botella, propose huit parcours qualifiants pour 150 jeunes avec des certifications reconnues par l’ONFP et le 3FPT, suivis de stages d’immersion professionnelle de trois mois.
Mohamed Ndjim (La Tribune)