L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) a lancé, ce mercredi 16 septembre à Mbour, un atelier de trois jours consacré à la cartographie des risques de corruption dans le secteur des transports routiers. Les travaux doivent aboutir à la hiérarchisation des risques et à l’élaboration d’un plan d’atténuation, ainsi qu’à « une feuille de route concertée » pour améliorer la gouvernance et la transparence dans la gestion du transport public.
À cette occasion, le ministre des Transports terrestres et aériens, Abdoul Ahad Ndiaye, a désigné le contrôle routier des véhicules et la gestion administrative des documents de transport comme des zones exposées à ces risques.
« La corruption n’est pas une fatalité », a-t-il déclaré, appelant à renforcer les mécanismes de prévention et de maîtrise à travers cette démarche de cartographie, qui doit permettre d’identifier, d’analyser et de hiérarchiser les risques du secteur avant de mettre en place des mesures pour en réduire la probabilité et l’impact.
Le ministre a situé ces vulnérabilités dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la sécurité des personnes et des biens sur les corridors routiers ouest-africains, ainsi qu’au trafic illicite de migrants. Selon lui, précise l’APS, les efforts de modernisation et de digitalisation des titres de transport doivent s’accompagner d’une réflexion approfondie sur les failles persistantes du système.
Abdoul Ahad Ndiaye a rappelé qu’une approche de management et d’audit basée sur les risques avait déjà été expérimentée en 2016 au sein de son département, sous la coordination de l’Inspection générale d’État, une première cartographie qui avait contribué à la numérisation des cartes d’immatriculation et du permis de conduire, ainsi qu’à la création de l’Agence nationale de la sécurité routière. Il a également invoqué les États généraux des transports publics d’octobre 2024, qui avaient préconisé le renforcement de la gouvernance du secteur et la mise en place d’un financement pérenne.
Mohamed Ndjim (Tribune)