Le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme du Service public a procédé, lundi 29 juin, à l’ouverture officielle de l’atelier national de renforcement des capacités et de lancement du processus d’élaboration de la Stratégie Nationale de Migration de Main-d’œuvre (SNMMO). Le ministère procède en partenariat avec l’Organisation internationale du Travail (OIT) à travers le projet FMM Afrique de l’Ouest Phase II, financé par l’Union européenne en partenariat avec la Commission de la CEDEAO et mis en œuvre par l’OIM, l’ICMPD et l’OIT.
Mamadou Lamine Dianté, ministre de tutelle, souligne qu’à terme cette stratégie va aider à gérer la mobilité du travail, que ce soit à l’intérieur du pays ou en dehors. Données à l’appui, il rappelle que le Sénégal est une terre d’émigration et d’immigration. « Le Sénégal est caractérisé par une triple réalité. Nous sommes un pays d’émigration. 400 000 de nos compatriotes vivent dans les pays de l’OCDE, notamment la France, l’Italie, l’Espagne, pour ne citer que ces pays. Nous sommes également un pays d’immigration. Il y a beaucoup de personnes de la sous-région, de travailleurs migrants qui viennent de la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, la Sierra Leone, du Ghana, qui vivent ici au Sénégal et qui travaillent. Mais également, nous sommes un pays de transit » souligne-t-il.
Mamadou Lamine Dianté précise que la SNMMO tiendra compte des textes qui sont en instance d’adoption par l’Assemblée nationale, notamment le nouveau Code du travail et le nouveau Code de la sécurité sociale. Une attention particulière sera portée à la protection sociale. « C’est l’une des raisons d’aller vers les réformes du Code de la sécurité sociale, parce que nous avons vu qu’il y avait quand même des vides juridiques dans l’actuelle législation. Les acteurs, après une réflexion, ont estimé qu’il fallait étendre cette protection sociale à l’ensemble des migrants, particulièrement à nos compatriotes qui vivent dans d’autres pays et qui peinent à bénéficier donc correctement de la protection sociale » explique Mamadou Lamine Dianté.
Abondant dans le même sens que le ministre, la directrice du bureau de l’OIT à Dakar salue cette approche transversale et multipartite. Notamment « parce que la migration ne doit pas être un phénomène pris isolément. Ça ne doit pas juste être une question de gestion des flux, c’est aussi toute une politique qui permet de participer pleinement au développement du pays » dit-elle.
Source : Tribune
