Ndella Madior Diouf a qualifié de « grande victoire » le verdict rendu le 26 mai 2026 par le tribunal de Dakar dans l’affaire « SOS Keur Yeurmandé ». Condamnée à deux ans d’emprisonnement ferme pour usurpation de fonction et homicide involontaire, elle a été acquittée des autres chefs d’accusation, notamment la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine (requalifiée), la privation d’aliments ou de soins, et les infractions liées aux inhumations. Sa peine étant couverte par la détention préventive, elle est sortie libre le 26 mai et a interjeté appel.
Dans une déclaration diffusée sur ses réseaux sociaux, elle a salué cette issue judiciaire. « Je suis sortie le 26 mai grâce Dieu et grâce à mes avocats. Nous avons remporté une grande victoire. Nous avons été acquittés sur certains chefs d’accusation et condamnés sur deux. Et nous avons interjeté appel », a-t-elle déclaré. Elle a exprimé sa surprise face à certaines réactions : « Beaucoup de personnes ne souhaitaient pas que je sorte. Je n’avais jamais imaginé que des Sénégalais souhaitaient que je sois condamnée à perpétuité. Quelle horreur ! Pour avoir fait quoi ? »
Ndella Madior Diouf a par ailleurs annoncé deux projets pour raconter sa version des faits : « Ce séjour carcéral m’a permis de me reposer correctement, d’écrire… Le livre va bientôt sortir la téléréalité va bientôt démarrer. » Elle a décrit son incarcération comme « un séjour mémorable » : « La Maison d’arrêt des femmes c’est un centre de formation… On n’a pas le droit de sortir, sauf pour aller à l’hôpital ou au tribunal et on voit tout à distance. » L’ancienne directrice de la pouponnière a indiqué qu’elle privilégiera à l’avenir les live sur ses réseaux : « De toutes les façons je vais faire des live petit à petit. J’ai tellement de choses à dire mais j’ai décidé de ne pas parler aux journalistes. Qu’ils m’excusent. J’ai beaucoup d’amis qui veulent m’interviewer mais je n’ai pas envie de le faire. Attendons la parution du livre et la téléréalité qui vont retracer tout ce qui s’est réellement passé. »
Mohamed Ndjim (Tribune)